Yeumbeul : M. Diouf âgée de 14 ans accuse Idrissa Sarr d’avoir abusé d’elle


C’est une grave affaire de viol qui a été appelée à la barre du tribunal des flagrants de Dakar lundi dernier. Attrait à la barre pour viol et détournement de mineure, Idrissa Sarr a nié les faits que la partie civile qualifie de constants. Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 21 août prochain pour comparution des témoins des faits.

Les faits se sont déroulés à Yeumbeul, il y a quelques mois. En effet, c’est après avoir été informée des faits que la dame Wouly Thiombane, tante de la victime présumée, a décidé d’aller porter plainte contre le sieur Idrissa Sarr, qu’elle suspecte d’être le présumé violeur de sa nièce M. Diouf. Par ailleurs, d’après les résultats du certificat médical, la minette est victime d’un abus sexuel répétitif. Interrogée lors de l’enquête préliminaire, M. Diouf a déclaré que le prévenu a abusé d’elle à deux reprises.

M. Diouf : «il m’a poussée sur son lit avant d’ôter mon pantalon pour me violer»

Âgée de 14 ans, elle revient sur sa mésaventure avec le mis en cause. «Idrissa Sarr venait souvent dans notre maison. Au fil du temps, il s’est approché de moi et on a commencé à se parler au téléphone. Ainsi, le jeudi 30 février, il m’a appelée vers 15h pour me demander d’aller le trouver. Lorsque je me suis rendue chez lui, il m’a invitée à entrer dans sa chambre. Il a commencé à dire qu’il m’aimait, mais j’ai refusé ses avances. Malgré cela, il m’a poussée sur son lit avant d’ôter mon pantalon pour me violer. J’ai tout fait pour résister à ses assauts, mais il a réussi à introduire son sexe dans le mien», a expliqué la petite M. Diouf, qui ajoute qu’après ce coup, son bourreau l’a invitée une nouvelle fois chez lui avant de la violer une nouvelle fois».

Idrissa Sarr : «Nous nous amusons à nous appeler réciproquement chéri, mais je n’ai jamais entretenu de rapport sexuel avec elle»

Interpellé sur les faits qui lui sont reprochés, Idrissa Sarr a balayé d’un revers de main la déclaration de sa présumée victime. Le présumé violeur soutient que sa relation avec M. Diouf n’est qu’amicale. «Nous nous amusons à nous appeler réciproquement chéri», a expliqué Idrissa Sarr qui ajoute : «ce qu’elle dit ne m’a jamais traversé l’esprit». Puis de poursuivre dans ses dénégations : «Je n’ai jamais eu de rapport sexuel avec elle ; le jour des faits m’a trouvé au village. Mais, je dois reconnaitre qu’elle est venue dans ma chambre, comme à son habitude. A cette occasion, je lui ai demandé de s’asseoir, mais elle a refusé puisqu’elle faisait le linge. C’est ainsi que je lui ai suggéré de m’écrire des noms de cotisants appartenant à notre association, une fois qu’elle aura fini sa tâche», s’est défendu le prévenu.

Pour le procureur de la République, les faits sont constants. Le président du tribunal, après avoir consulté ses deux assesseurs, a décidé de renvoyer l’affaire jusqu’au 21 août pour comparution des témoins oculaires des faits.

 

jotay

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