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Faits divers et de société du Sénégal

Jugé Pour Coups Mortels Sur Son Fils : Khalifa Ndiaye Fait Pleurer Le Tribunal

Khalifa Ndiaye, ce père de famille d’une quarantaine d’années qui avait battu son fils de 7 ans, jusqu’à ce que mort s’ensuive a comparu hier devant le juge des flagrant délits de Dakar. En effet durant l’interrogatoire d’audience le père téméraire, a regretté son acte et l’a qualifié d’accident. Cependant ses proches venus le soutenir n’ont pu se retenir et ont fondu en larmes.

Le drame a eu lieu le week-end dernier à Guédiawaye. Khadim Ndiaye selon le procès verbal d’enquête préliminaire «initiait son fils à l’écriture», lorsqu’il est entré dans une colère noire et s’est mis à rouer ce dernier de coups. Le petit garçon qui criait de toutes ses forces pour demander du secours, est tombé sur la nuque et a aussitôt perdu connaissance. «Il sortait un liquide blanchâtre de son nez et de sa bouche», a affirmé la maman qui a avait comparu aux cotés de son époux indélicat. Cependant, au lieu de transporter la victime qui se trouvait à ce moment dans le coma, à la structure sanitaire la plus proche, le père s’est contenté lui-même de jouer au médecin. Un acte regrettable, puisque l’enfant qui devait être admis dans un service de réanimation, est décédé 20 minutes avant son évacuation au centre de santé Roi Beaudoin de Guédiawaye. Le constat sera ainsi fait par les médecins qui l’ont évacué à la morgue. Pris de peur et d’angoisse, Khalifa Ndiaye a pris la poudre d’escampette pour se refugier à la plage de Guédiawaye où il a passé presque toute la journée, avant de se rendre volontairement à la police pour se constituer prisonnier. Entendu à la barre, il a regretté son acte qu’il a qualifié «d’accident». «J’ignorais que les coups de fouets que je lui ai donné, entraîneraient sa mort. D’ailleurs, je souligne à cet effet, que c’était tout simplement pour lui faire peur que je l’ai frappé dans le but de le pousser à apprendre. Et lui, il prenait cela comme une blague». Des arguments, suffisants pour que ses parents venus le soutenir fondent en larmes. L’un d’eux qui se trouve être l’oncle de l’enfant, a pleuré au point qu’il a du être évacué de la salle par le gendarme qui assurait la sécurité. Toutefois, le juge et ses deux assesseurs, l’ont vivement sermonné en lui signifiant qu’il a commis un acte irréparable et qu’il n’était pas dans l’obligation de corriger son enfant même si celui-ci refuse d’étudier. A plus forte raison pour quelqu’un qui vient tout juste de faire son premier mois à l’école. Aussi, à la question du procureur de savoir combien de coups a-t-il donné à son fils ? Le prévenu répond par trois coups. Me Ciré Clédor Ly qui s’est constitué pour assurer sa défense a demandé au juge de lui dispenser de la peine conformément de la nouvelle loi sur les enfants. A l’en croire l’enfant souffrait d’une maladie incurable et le père lui-même l’ignorait, c’est pourquoi lorsqu’il a porté ces quelques coups symboliques n’a pas pu se tenir et il est tombé sur les coups. «Je pense que les quelques jours qu’il a passé en prison et la souffrance qui l’habite actuellement suffisent largement comme punition», a fait savoir l’avocat avant d’ajouter le lien d’affection et de complicité qui existait entre la victime et son père.

Ainsi le tribunal qui a longuement écouté la plaidoirie de l’avocat a renvoyé son verdict jusqu’à demain vendredi 5 novembre

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